Hier, suite à l’envoi d’une de mes newsletter, je reçois un mail d’une femme s’indignant qu’en tant que femme au 21ème siècle, je parle encore d’orgasme vaginal. Elle me rappelle également, que notre sexe s’appelle le CLITORIS.

Merci à elle de m’avoir rappelé l’importance de mon travail et de partager ma vision.

Le petit monde de la sexualité féminine semble tourner autour du clitoris ces derniers temps.
Je ne compte pas les articles, ouvrages, masterclass, ateliers et objets qui lui sont dédiés.
Et ne me méprenez pas, je crois que c’est important pour pour la simple et bonne raison que pour beaucoup d’entre nous ces informations ouvrent un nouvel univers.
Mais ce qui me gène, c’est que cela semble ramener, voir réduire parfois, la sexualité féminine à un minuscule (et non moins incroyable) organe, qui serait l’unique et seule source de plaisir pour la femme.
Comme si tout était là.
On voudrait nous faire croire que le sexualité féminine répondrait à des règles et que le clitoris règne dans la royaume du plaisir sexuel féminin.

Alors, oui, le clitoris ne sert qu’au plaisir.
il est capable d’orgasmes. Multiples.
ET non, il n’est pas le Graal et encore moins le seul type d’orgasme ou la seule source d’orgasme.
Il existe une multitude d’orgasmes.
Anal, vaginal – vaginaux parce qu’en plus ils peuvent venir de différentes zones dans notre vagin – ou encore la poitrine, la gorge….
Des mini-orgasmes….des orgasmes multiples…
(Et même des états orgasmiques)
Ca c’est si on veut parler orgasme au sens « génital ».
Comment je le sais ?
Parce que l’orgasme vaginal profond est précisément ce qui m’a amené à faire ce travail. Il a été mon « enseignant ».
C’est lui qui m’a ouvert au savoir « dans mon corps » qu’il y avait quelque chose au delà de la sexualité.
D’autres potentiels à explorer.
Ces orgasmes internes et profonds ont activé le code que je portais dans mon essence même : une sagesse autour de l’empuissancement érotique et des arts sexuels sacrés que je transmets en montrant à celles et ceux qui me rencontre, qu’ils ont un univers de possibilités en eux.

A cela je peux rajouter que j’entends depuis 8 ans des centaines de témoignages de femmes autour de leur expérience du plaisir et de l’orgasme. Et j’ai vu des femmes entreprendre un chemin de réparation ou de curiosité autour de leur sexualité, se métamorphoser, passant d’une sexualité douloureuse à multi-orgasmique.

Mon propos n’est pas de diminuer l’orgasme clitoridien / le clitoris (je trouve qu’il est super, il ne sert qu’au plaisir!) mais d’éclairer de possibles croyances qui pourraient devenir une nouvelle façon définir et limiter l’expression de la sexualité féminine. Et de fait de limiter notre capacité à accéder à notre sagesse, notre liberté et notre totalité.
Notre pouvoir.
Et surtout…surtout…la sexualité n’est pas synonyme de génitalité.

« Disserter sur la valeur érotique du clitoris, ce « petit pénis », sur les zones érogènes, sur la sensibilité d’un vagin ou la taille d’un phallus, c’est ignorer que le corps dans son entier participe à la sexualité »
Henri Barte

Le plaisir n’a à répondre à aucune règle, ni aucun conformisme. Il repose sur des infinies possibilités qui répondent elles à tant de choses non quantifiables, non « scientifiques » et auxquelles nous pouvons nous ouvrir lorsque que nous sommes activées dans nos émotions et sentiments, quand nous nous sentons en confiance avec nous, quand nos corps sont désarmés, grands ouverts, réceptif et que nous acceptons de plonger dans notre chaos, de nous perdre et de nous abandonner à l’inconnu.

Ici, pas de but, la recherche de l’orgasme génital est depuis longtemps oublié au profit de la possibilité de rencontrer nos profondeurs et de nous laisser traverser par toutes les nuances de nos sentiments, sensations et émotions féminines.

Nous sommes l’impératrice de notre capacité à ressentir tout ce qui s’offre à nous.

 

Maeva Poornima, thérapeute spécialisée en épanouissement érotique féminin